mardi 29 mars 2011

88. Désert : le campement


Au réveil, les 4 dromadaires et les 2 chameliers qui vont accompagner pour notre excursion nous ont rejoint. Après un petit déjeuner rapide, ils chargent les dromadaires et partent dans leur direction, nous dans la notre avec notre guide Mustapha et notre cuisto Brahim.

C'est parti ! Nous quittons notre premier bivouac à la découverte du désert. Pour ce premier jour nous évoluerons principalement dans des dunes et des champs irrigués. La terre semble totalement déshydratée, mais comment la culture fait-elle pour pousser ici ? La marche dans le sable est rapidement galère, mais en appliquant les mêmes règles qu'avec la neige, ça marche plutôt bien ! Au début les dunes sont peuplées de palmiers dattiers, puis rapidement il ne reste plus que des tamaris, des petits arbres visiblement résistants.

C'est magique...

Au détour d'un lot de palmiers dattiers, nous voyons un type qui coupe les branches d'un palmier... il escalade les palmiers pieds nus et sans corde ! Ce n'est plus de la peau que ce type a sous les pieds mais une carapace de tortue. Il en profite également pour provoquer la pollinisation des dattiers en plaçant des fleurs au sommet de l'arbre.

Nous croisons également les vestiges d'un ancien village enseveli dont il ne reste plus rien, en fait seulement un puit hors service. Le guide nous explique que le désert grignote sur la terre cultivable et que cette région était peuplée il n'y a pas si longtemps, "mémoires d'anciens du village".

Peu de temps avant de rejoindre notre campement du midi, nous passons par ce qui sera notre dernier village, Zaouiat Sidi Saleh. L'occasion est trop belle : nous achetons du Coca... lol

Le midi nous rejoignons les chameaux qui se sont installés à l'ombre d'une oasis, pas très loin du Drâa.

Au menu de ce midi, une salade de légumes crus excellente et des sardines en boite. Du pain, et en guise de dessert des fruits ! (orange, pommes ou bananes)

Nous attendons 15h que le soleil tape moins puis nous repartons. Nous traversons le Drâa... à pied... sur 3 ou 4 cailloux... Oui le plus long fleuve du Maroc n'a pas grand chose d'impressionnant quand il est retenu en amont par le barrage qui irrigue la valée, il n'en reste tout au plus qu'un petit ru.

C'est reparti jusqu'à un peu avant la tombée de la nuit.

Nous posons notre tente entre les dunes de Tidiri, pas très loin de l'oued Drâa, mais loin du moindre signe de civilisation : ça y est, on est tranquille, nous avons le désert pour nous, et le ciel parfaitement dégagé qui laisse apparaitre les étoiles avec la clarté et la précision d'une carte stellaire. Magique !

Le repas du soir est étonnamment complet, à part la soupe en entrée qui fait assez simple le plat qui suit est particulièrement complet. En fait je m'attendais à plus de frugalité, mais cela n'est pas pour me déranger !

Nous faisons un feu de camp avec des branches de tamaris, le seul arbre qui pousse dans le coin, histoire de nous réchauffer à la nuit tombée et de nous retrouver en groupe autour du feu pour s'amuser, chanter et taper sur des jerricans d'eau vides, l'occasion pour les guides de sauter par dessus le feu ! Une djellaba a failli y rester ! :p

La nuit est bien plus fraiche, mais mon super duvet m'en protège bien. J'ai même limite trop chaud.

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