Une journée un peu chargée pour finir le séjour ! Nous avons rdv avec le guide devant l'hôtel à 14h30 pour partir à l'aéroport. Seulement nous n'avons pas encore eu l'occasion de shopper ! Nous mettons le réveil un peu tôt et nous partons a l'attaque des boutiques.
Nous trouvons un taxi étonnement moderne par rapport au taxi moyen de la région, un gros SsangYong Rodius, conduit par un chauffeur assez sympa mais magouilleur. Il se propose de nous accompagner toute la mâtinée, on se doute que ça ne sera pas gratuit et qu'il va vouloir nous emmener là où il touchera sa commission...
Nous voulons aller au complexe artisanal de la Kasbah, un lieu que nous a recommandé un chauffeur de taxi la veille, comme étant un endroit où les prix sont contrôlés par l'état, affichés sur les produits, tout y est 3 à 4 fois moins cher qu'ailleurs donc pas besoin de négocier les prix. Ca n'a peut être pas le charme du souk et de la culture du marchandage, mais la perspective d'un shopping serein sonne a nos oreilles d'occidentaux pas à l'aise avec le marchandage, ça sonne comme la douce caresse d'une brise de soir d'été ! :p
Celui-ci nous emmène quelque-part, un quelque-part qui s'appelle bien complexe artisanal, mais qui le porte pas le même nom... Ça commence bien.
Nous visitons quand même la boutique, plutôt jolie et fournie mais un peu trop antiquaire pour ce que nous cherchons. Des vases géants recouverts d'os de chameau (magnifique), des armes, des lampes, des portes de palais... nous découvrons des objets vraiment impressionnants ! Le prix l'est tout autant, par exemple un ensemble table très grande + chaises, surchargé de résines, d'os de chameaux, de bijoux et d'argent, les chaises pèsent tant qu'on peine à les déplacer... 20.000 €, livraison partout dans le monde comprise... Ok !
En ressortant, nous insistions pour aller a l'endroit que nous voulons, adresse et nom de boutique a l'appui.
Le chauffeur fait des pirouettes a n'en plus finir pour ne pas nous y emmener : "Mais vous avez vu le quartier des tanneurs, vous voulez que je vous y emmène? Et la galerie macho chose?".
On n'arrête pas des touristes avertis comme nous aussi facilement : ce sera là bas et pas ailleurs. C'est parti.
Arrivé sur place, nous entrons dans ce qui ressemble à un super marché : très grand, de tout, des prix affichés, des tarifs intéressants : nous sommes comblés. Nous déambulons entre les vitrines en verre qui montent assez haut et ne laissent la place que pour le passage d'une personne, je redouble de précautions avec mon sac à dos sur le dos, le moindre faux pas pourrait envoyer voler toute une étagère de vaisselle...
Les prix sont effectivement moins cher que ce que nous avons vu ailleurs, et pas besoin de négocier, quel soulagement... Manque de pot nous manquons de temps, c'est dommage j'en aurai bien fait le tour complet.
Nous ne pouvons pas nous attarder trop longtemps, je regrette de ne pas pouvoir faire le tour complet des lieux et notamment de ne pas avoir eu le temps de voir les poufs (sans E !), puis nous repartons direction le Jardin Majorelle, aujourd'hui propriété de Pierre Berger, un petit bijoux planqué dans un coin de la nouvelle ville, où se mélangent pèle-mèle des cactus comme celui ici en photo, des bambous et plantes des 4 coins du monde, des poteries de couleur flashy, et la maison de l'artiste Majorelle, peint d'une couleur bleue bien pétante qui fini d'ailleurs par prendre le nom de l'artiste.
Le temps presse et nous rentrons à l'hotel au moment où... il se met à pleuvoir ! Et oui, nous aurons connu la pluie au Maroc.
Comme cette nuit c'était le changement d'heure, nous ne savons plus très bien à quelle heure part notre avion, le changement d'heure a t-il été pris en compte ? Dans le doute nous nous donnons rdv une heure avant, enfin à l'ancienne heure quoi. Moui... ça n'aura servi à rien, une fois arrivé à l'aéroport nous découvrons que nous en avons pour plus de 3h d'attente !
Nous trouverons le moyen d'alléger l'attente et la rendre plus agréable : il y a dans cet aéroport moderne un espace de détente "Solid'air" où nous pouvons nous allonger dans des espaces à thématique, prendre un thé à la menthe offert par l'aéroport, ou faire le tour des quelques boutiques artisanales qui entourent l'espace détente. Un groupe joue de la musique pour accompagner le tout.
Nous voilà finalement de retour à Paris, nous prenons le taxi et allons dormir : demain c'est la reprise !